Dans une note de presse publiée jeudi, la Fondasyon Je Klere (FJKL) a interpellé le gouvernement haïtien, exprimant de vives inquiétudes quant au recours à la société de sécurité privée américaine Blackwater dans la lutte contre les gangs armés qui terrorisent le pays.
La FJKL reconnaît l’urgence de la situation en Haïti, où assassinats, viols, enlèvements, incendies criminels et déplacements forcés se multiplient. Cependant, l’organisation exige transparence totale sur les termes de l’accord avec Blackwater, notamment la durée du contrat, les conditions financières exactes, les règles d’engagement, notamment le respect des droits humains et un mécanisme de supervision indépendante pour prévenir les abus.
Au-delà de ces interrogations, la FJKL appelle à une réforme structurelle des forces de sécurité nationales, proposant Un recrutement massif au sein des Forces armées d’Haïti, la formation continue des unités spécialisées de la Police nationale, la création d’un service de renseignement efficace, l’équipement adéquat des forces de l’ordre et l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents.
« La sécurité d’un pays ne peut durablement dépendre d’acteurs privés. L’État doit renforcer ses institutions pour garantir l’ordre, la paix et la souveraineté nationale », insiste Marie Yolène Gilles, directrice de la FJKL.
Alors que la possible intervention de Blackwater suscite débats et craintes, les Haïtiens espèrent avant tout un retour à la stabilité, permettant la reprise d’une vie normale, loin de la violence et de l’insécurité actuelles.
La Rédaction


















