L’ancienne mairesse de l’Arcahaie et propriétaire de Radio Télé Monopole, Rosemila Petit-Frère, a été transférée par la Direction générale des migrations (DGM) de la République dominicaine à la Police nationale d’Haïti. L’affaire, qui semblait initialement liée à un transport de fonds excédant la limite autorisée à l’aéroport de Puerto Plata, a pris une tournure inattendue.
Alors que les autorités dominicaines ont affirmé n’avoir aucune procédure judiciaire à engager contre elle, la remise aux autorités haïtiennes soulève de nombreuses questions. Pourquoi est-elle détenue au Cap-Haïtien si aucune plainte ni enquête n’est en cours contre elle en Haïti ?
Le mercredi 13 août 2025, la DGM a officiellement remis Rosemila Petit-Frère à la Polifront de Ouanaminthe. La note de la DGM est claire : la citoyenne a été interrogée par des agences de sécurité dominicaines et internationales, et les informations recueillies ne compromettent pas la sécurité nationale. La République dominicaine ne lui reproche rien, mais laisse à Haïti la responsabilité de la suite de l’affaire. Une procédure normale !
La note du ministère de la Justice haïtien, précisant que tout individu déporté doit être reçu par la justice haïtienne, semble justifier la prise en charge de Mme Petit-Frère. Cependant, selon des informations non confirmées, aucune plainte n’a été déposée contre elle en Haïti, et aucune enquête n’est en cours.
Humiliation ou procédure légale ? Le sort d’une femme à la santé fragile
Rosemila Petit-Frère, qui a subi quatre interventions chirurgicales majeures au cerveau, se trouve désormais en détention au Cap-Haïtien. Sa santé fragile ajoute une dimension dramatique à cette situation. Le ministère de la Justice haïtien s’est-il simplement conformé à sa nouvelle procédure, ou bien cette détention est-elle un moyen de la punir ou de l’humilier pour des conflits politiques passés ? La rapidité de sa remise aux autorités haïtiennes, après un court séjour en République dominicaine, contraste avec le manque d’informations officielles sur les charges qui pèsent sur elle en Haïti.
Cette affaire, qui mêle enjeux migratoires internationaux et politique intérieure, semble cacher une réalité plus complexe. Alors que les autorités dominicaines se sont conformées à la législation internationale, le silence des autorités haïtiennes sur les raisons précises de la détention de Rosemila Petit-Frère est troublant. La justice haïtienne a-t-elle des informations que la DGM n’a pas révélées ? Ou bien s’agit-il d’un règlement de comptes politique déguisé en une procédure légale ? Le mystère de la détention de Rosemila Petit-Frère reste entier.
DSB/ Rédaction Monopole

















