A chacun sa justice pour le Président…
Par Pradel Henriquez
En ce 44e mois de commémoration de l’assassinat de Jovenel Moïse, il est toujours de mise que le pays se lève encore, se mette debout comme un roc et demande JUSTICE pour son président.
Il est toujours de mise que la famille et les proches de Jovenel Moïse crient et demandent encore justice pour un être cher assassiné aussi crapuleusement.
Il est toujours de mise que les anciens collaborateurs de Jovenel Moïse cherchent encore justice. Et surtout, parmi ces collaborateurs qui ont découvert et qui ont compris les vraies valeurs de l’homme que Jovenel Moïse avait voulu incarner malgré ses limites et malgré ses nombreuses faiblesses.
Il est enfin de mise que chaque personne moralement correcte, en elle-même, en sa conscience, et qui aime Jovenel Moïse ou qui ne l’aime pas, tout en étant désolé de devoir réduire la chose à une question d’amour, que cette personne là, rejette le crime du 7 juillet et exige que justice soit faite par sa génération et pour les futures générations.
Il faut ainsi toujours crier justice pour Jovenel Moïse jusqu’au jour où cette justice sera claire et bien affichée sur les murs, à la Prévert, ou encore, un peu comme ce mot “liberté” du poète , Paul Éluard.
Et parmi ces faiblesses de Jovenel Moïse, justement , il a été établi par les propagandistes du crime du 7 juillet contre le Président de la République, que Jovenel Moïse est un dictateur et un moins que rien. Il faut donc intégrer toutes ses critiques dans un dispositif de bon sens et se dire que si tout cela était vraiment établi contre Jovenel Moïse, dans une société civilisée, il aurait fallu juger ce dernier et non, l’assassiner comme les oligarques l’ont fait avec des complicités internes et externes à travers un étrange complot qui avait l’air destiné pour engendrer plutôt un crime parfait.
Ceci dit , Jovenel Moïse assassiné aura appris dans sa tombe qu’on ne lésine pas quand les menaces tant contre toute personne humaine que contre sa personne, sont ouvertes et que les assassins sont clairement identifiés comme des tueurs réputés au sein d’une société où tout le monde connaît tout le monde.
Jovenel Moïse est quelque part assassiné parce qu’il a cru connaitre les gens ou encore, qu’il a cru devoir faire une confiance aveugle aux gens mais malheureusement à des gens qui ne sont souvent nullement fiables.
L’assassinat de Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 a permis de faire tomber les masques et de déshabiller ainsi tout une société avec ces élites intellectuelles, politiques ou économiques essentiellement complotistes et qui réussiraient mieux finalement à détruire un pays entier , qu’à savoir comploter enfin pour pouvoir construire quoi que ce soit .
De fait, toutes ces manifestations dans les rues, toutes ces personnes tuées, violées, humiliées, pour rien. Tous ces mouvements sociaux et politiques hautement financés par la classe économique du pays durant ces quatre (4) années de Jovenel MOÏSE au pouvoir, ont eu lieu pour en arriver là :
Assassiner froidement un Président élu et provoquer le chaos actuel, post Jovenel Moïse, qui ne rapporte en fait qu’ à des petits groupes mais qui, plus de trois (3) ans après , continuent toujours de plonger bien évidemment des familles entières, des zones, des ghettos, des quartiers en bloc, pauvres et riches, dans le désarroi et la souffrance.
Pire, même les plus zélés des voyous (on ne peut plus médiatisés, il fut un temps ) qui ont fomenté le coup, les plus zélés des assassins potentiels et des leurs complices, à un niveau ou à un autre, se retrouvent aujourd’hui dans la merde.
Est- ce cela qu’on appelle le Karma ?
L’assassinat de Jovenel Moïse n’est en fait que l’aboutissement de toutes nos initiatives de déstabilisation entreprises depuis 1986, pour ne citer que ce repère historique arbitrairement choisi , en passant par tous les coups d’État avortés et réussis, cela reste et demeure un crime de trop qui nous aura donc appris qu’il est alors plus facile de détruire que de construire, de tuer que de donner vie.
Sauf que le Président, Jovenel Moïse, Loin de gouverner comme il aurait dû, loin de protéger des vies et des biens, toutes les vies et toutes les biens , comme il aurait pu dans un monde idéal , il avait encore en main, une carte ; celle lui permettant de sauver au moins sa petite vie .
À sept ( 7) mois de la fin de son mandat présidentiel, Jovenel Moïse avait encore la chance de sortir du guêpier dans lequel, par choix ou par fatalité , il s’est fourré le 7 février 2017. Puisque le pouvoir partout ailleurs , est d’abord une opportunité civique et citoyenne de se mettre au service de son pays et d’aider à réorienter de manière positive, le destin d’une nation. Ici, chez nous, le pouvoir est un véritable guêpier qui ne force qu’à la corruption au sens propre comme au sens figuré : corrompre ou être corrompu. To be or not to be…
Quarante quatre (44) mois plus tard, il est encore urgent de se demander qui a tué Jovenel Moïse?
Quelles ont été les sources de financement d’un crime aussi complexe avec des ramifications tant nationales que transnationales ?
Quels enjeux et quels intérêts derrière ce crime énorme et monstrueux?
Quel est le degré d’implication de certains pays étrangers qui ont offert leur hospitalité aux délinquants pour planifier ce spectacle cruel et hideux ?
Enfin comment les tribunaux, en Haïti ou sur les territoires concernés par la planification de cet assassinat, vont-ils pouvoir apprécier les prestations des assassins, des complices, et des figurants impliqués dans ce spectacle affreux perpétré par les meilleurs acteurs du monde en matière de meurtre ou de crime professionnel ?
Pour finir, contrairement à d’autres Présidents de la République que j’ai connus moi personnellement, de près ou de loin, je n’avais jamais vraiment connu Jovenel Moïse avant qu’il ne devienne Président de la République et j’ai passé toute une période dans son entourage sans jamais lui avoir adressé la parole d’homme à homme pour lui demander un quelconque privilège.
Mais, un jour, toutefois, il a choisi de me faire confiance, indépendamment de tout, un peu comme je l’avais fait récemment en y pour Frankétienne, mon père spirituel tet mon ami, j’estime aujourd’hui nécessaire d’être solidaire de ce qui lui est arrivé dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. Et 44 mois plus tard , je crie :
Justice pour
Jovenel Moïse ….
Pradel Henriquez
7 mars 2025





















