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3 avril 2024 – 3 avril 2025 : Les signataires de l’Accord déçus, exigent le départ du Conseil Présidentiel de Transition

Le Coordonnateur du CPT Fritz Alphonse Jean et le Conseiller-Président Laurent St Cyr

3 avril 2024 – 3 avril 2025 : Les signataires de l’Accord déçus, exigent le départ du Conseil Présidentiel de Transition

Le Coordonnateur du CPT Fritz Alphonse Jean et le Conseiller-Président Laurent St Cyr

Les signataires de l’Accord du 3 avril 2024 ont exprimé ouvertement leur déception face à la mission du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), issu de cet Accord signé en Jamaïque il y a exactement un an. Dans une note publiée le mercredi 2 avril 2025, l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) n’a pas caché son indignation devant l’inaction du CPT, alors que le pays traverse une crise exceptionnelle, proche de l’effondrement.

 

L’OPL rappelle que cet Accord constitue un contrat signé par plusieurs acteurs politiques, civils et économiques, avec pour objectif de sortir le pays de la mauvaise gouvernance. Une feuille de route avait même été remise aux Conseillers-Présidents. Le Bureau de suivi de l’Accord de Montana (BSA), également signataire, se montre plus sévère, évoquant une « tentative de coup d’État » du CPT dès sa mise en place, le 24 avril 2024.

Clarens Renois, coordonnateur national de l’Unité Nationale pour l’Intégration et la Réconciliation (UNIR), a rappelé dans une note vocale que la mission première du CPT était de Rétablir la sécurité sur tout le territoire national, Faciliter la reprise des activités économiques, Organiser la réforme constitutionnelle et les élections. Or, après douze mois de fonctionnement, l’OPL dresse un bilan accablant avec des territoires abandonnés aux gangs armés, notamment dans les communes de Delmas et Pétion-Ville, contrôlées par les terroristes de Viv Ansanm, sans oublier la récente chute de la ville de Mirebalais, désormais sous leur emprise.

Le BSA accuse le CPT d’avoir trahi l’esprit de l’Accord du 3 avril 2024, tant dans ses valeurs que dans son éthique. La note souligne que les structures de contrôle et le paquet financier prévus n’ont jamais été mis en place, conduisant à « l’effondrement total de l’État », incapable de répondre aux besoins de la population haïtienne.

Clarens Renois dénonce l’irresponsabilité du CPT, notamment dans la lutte contre la corruption, l’éradication des mauvaises pratiques au sein de l’État, la reddition de comptes pour les détournements de fonds publics.

L’OPL s’inquiète de l’avancement des chantiers électoraux : la moitié des étapes prévues pour 2025 n’ont pas été réalisées, compromettant sérieusement la tenue des scrutins. L’organisation appelle la Police Nationale à sécuriser les manifestations, « expression légitime du peuple ».

Le BSA exige un départ ordonné du CPT pour permettre une concertation des forces vives de la nation et reconstruire une gouvernance crédible. En réponse aux déclarations du coordonnateur de l’UNIR, qui affirme mener « la guerre contre les trafiquants », Renois lance ironiquement que « Le CPT doit d’abord mener la guerre contre lui-même. »

La Rédaction

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