Le décès du pape François marque le début de la « sede vacante », une période de transition durant laquelle le siège apostolique est vacant. Conformément au droit canonique, cette phase est régie par des rites stricts où « rien ne doit être innové ». Elle s’achèvera par l’élection du nouveau souverain pontife lors du conclave, un rituel ancestral et hautement protocolaire.
Qu’est-ce que le conclave ?
Issu du latin « cum clave » (sous clef), le conclave est l’assemblée secrète au cours de laquelle les cardinaux électeurs (âgés de moins de 80 ans) se réunissent dans la chapelle Sixtine, isolés du monde extérieur, pour choisir le successeur de Pierre. Ils ne retrouveront leur liberté qu’une fois l’élection achevée.
Cette pratique remonte à 1270, lorsque les habitants de Viterbe, excédés par des mois d’indécision, enfermèrent les cardinaux jusqu’à ce qu’ils élisent le pape Grégoire X. Depuis, le conclave est resté un processus cloîtré pour éviter toute influence extérieure.
Dès l’annonce de la mort du pape, le Saint-Siège passe sous l’autorité du Camerlingue, actuellement le cardinal américain Kevin Farrell. Son role est d’organiser les funérailles pontificales et ensuite convoquer les cardinaux à Rome pour préparer le conclave.
Les cardinaux doivent se réunir pour fixer la date du conclave, qui doit débuter au plus tard 20 jours après la « sede vacante » et les débats vont se faire autour des défis de l’Église avant le vote.
Une fois le conclave ouvert, les cardinaux sont coupés du monde (pas de téléphone, internet, ni contacts extérieurs). Ils logent à la Maison Sainte-Marthe, au Vatican et les votes ont lieu deux fois par jour dans la chapelle Sixtine, jusqu’à l’obtention d’une majorité des deux tiers. C’est un scrutin secret où les cardinaux inscrivent un nom sur un bulletin, en jurant de voter « pour celui qui, selon Dieu, doit être élu ». Une fois la majorité atteinte, une fumée blanche annonce l’élection d’un nouveau pape.
Contrairement à une idée reçue, tout homme baptisé catholique (même non-cardinal) peut théoriquement être choisi. En pratique, les papes sont presque toujours issus du Collège des cardinaux. Avec 128 cardinaux électeurs (sur 242) issus de 69 pays, les débats s’annoncent intenses. Les principaux enjeux sont la réforme de la Curie, la gestion des scandales et l’évolution de la doctrine sur les questions sociétales.
En attendant, l’élection d’un nouveau Pape, les funérailles du pape François, auront lieu dans les 3 à 6 jours, selon la tradition et le conclave suivra dans les deux semaines. Le monde connaitra le nom du nouvel de Dieu au début du mois de Mai.
La rédaction





















