Les autorités dominicaines ont rapatrié le 7 juin dernier trois ressortissants haïtiens. Ces individus sont soupçonnés d’avoir tenté d’acquérir des produits chimiques potentiellement explosifs dans le but d’armer des drones et de les transformer en engins kamikazes.
Les personnes arrêtées ont été identifiées comme étant Saint Fleur Stenio (numéro de passeport R10246219), Roudley Étienne (numéro de passeport R10723943), et Sony Pierre (numéro de passeport SD4548250). Selon les informations disponibles, leur arrestation aurait eu lieu alors qu’ils tentaient de se procurer les substances illicites. Aucune information concernant le lieu précis de leur interpellation n’a été communiquée à la presse.
Suite à leur arrestation en République Dominicaine, les trois hommes ont été remis aux autorités haïtiennes, spécifiquement au Service Départemental de la Police Judiciaire du Nord (SDPJ Nord) en Haïti.
Cette opération intervient peu après des menaces proférées par le gang “Viv Ansanm” en Haïti, qui avait promis une riposte musclée à la police suite à des opérations aériennes menées a partir de drones ayant causé d’importants dégâts dans leur camp, faisant plusieurs morts et des centaines de blessés, selon des rapports d’organisations de défense des droits humains.
Cette affaire soulève de sérieuses préoccupations quant à l’utilisation potentielle de technologies avancées à des fins criminelles ou terroristes dans la région. Les autorités haïtiennes devraient désormais mener une enquête approfondie pour déterminer l’étendue de leurs intentions, leurs affiliations éventuelles, et l’objectif réel de l’acquisition de ces produits chimiques.
Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par la SDPJ Nord concernant l’avancement de l’enquête. La population reste attentive aux développements de cette affaire qui met en lumière les défis sécuritaires transfrontaliers.
DSB/Monopole





















