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​ Policiers mutilés et humiliés à Liancourt : L’horreur continue dans l’Artibonite

Funérailles de Policiers à Port-au-Prince

​ Policiers mutilés et humiliés à Liancourt : L’horreur continue dans l’Artibonite

Funérailles de Policiers à Port-au-Prince

Ce mardi 22 juillet 2025, au moins trois policiers ont été sauvagement assassinés, traînés et humiliés par des gangs armés dans la commune de Liancourt, en Artibonite. Les agents Jean Louis Daniel, Darius Daniel et Fegensly Mertus, membres de l’Unité Départementale et Maintien d’Ordre (UDMO), sont tombés dans une embuscade lors d’une opération contre le gang Gran Grif. Abandonnés à leur sort, sans renforts, ils ont été massacrés avant que leur blindé ne soit réduit en cendres avec leurs corps à l’intérieur.

 

Ce drame s’inscrit dans une longue série d’attaques ciblant les forces de l’ordre. Depuis le massacre de Village de Dieu en mars 2021, où cinq policiers avaient été exécutés et profanés, la violence ne cesse de s’intensifier contre les forces de l’ordre. L’Artibonite, en particulier, est devenue une zone de non-droit : à Liancourt même, six autres policiers avaient déjà subi le même sort il y a quelques mois.

 

Des condamnations sans effet

Dans une déclaration publiée ce mercredi 24 juillet, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a une nouvelle fois « condamné avec la plus grande rigueur cet acte barbare ». Mais les mots ne suffisent plus. La population, épuisée par quinze mois d’inaction, exige des actes. D’autant plus, cette note publiée par le CPT signée de Fritz Alphonse Jean, Président du Conseil, montre un manque de cohésion au sein du Gouvernement. La Note souligne que trois policiers sont morts « selon une source Policière », alors qu’un rapport aurait tout son sens.

 

Selon le Rapport publié par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) à l’occasion du 30eme Anniversaire de la PNH, 33 policiers ont été tués entre juin 2024 et juin 2025, dont 16 pour les six premiers mois de 2025.

 

Pourtant, malgré les alertes répétées des organisations de défense des droits humains, les autorités persistent dans leur immobilisme. Fritz Alphonse Jean, coordonnateur du CPT, se contente de déplorer la « sous-utilisation » du budget alloué à la lutte contre l’insécurité, tandis que le gouvernement s’enlise dans des querelles politiques.

 

Alors que l’économie et la vie sociale s’effondrent, les dirigeants semblent indifférents à la détresse nationale. Les promesses restent lettre morte, les gangs étendent leur emprise, et les policiers, en première ligne, paient le prix du sang. Jusqu’à quand ? La population, elle, n’a plus le luxe d’attendre.

 

ET / Monopole

 

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