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Tragédie à Liancourt : L’indifférence qui tue et le cynisme au sommet de l’État

Tragédie à Liancourt : L’indifférence qui tue et le cynisme au sommet de l’État

Le pays est une fois de plus plongé dans le deuil et l’indignation. Au moins trois de nos valeureux policiers sont tombés sous les balles des gangs à Liancourt, dans l’Artibonite, alors qu’ils tentaient de maintenir un semblant d’ordre dans un chaos grandissant. Mais au-delà de la douleur de cette perte, c’est un sentiment de révolte et de cynisme flagrant qui saisit la nation face à l’inaction et au mépris des autorités en place.

Comment Alix Didier Fils-Aimé, figure emblématique du gouvernement de transition, peut-il fermer les yeux sur une telle tragédie alors qu’il parade ostensiblement avec un cortège de plus de cinquante véhicules, symbole d’un luxe indécent et d’une déconnexion totale avec la réalité du terrain ? Trop, c’est indéniablement trop.
Le silence assourdissant de la Primature face à ce nouveau drame est éloquent. Pas un mot, pas un geste, juste un mépris affiché pour un corps policier qui se sacrifie quotidiennement pour la sécurité des citoyens. Ce silence est une insulte à la mémoire de ces quatre hommes et à leurs familles endeuillées. Il est le reflet d’une indifférence criminelle qui ronge les fondations de notre société.

Le comble de l’horreur a été atteint lorsque les terroristes, dans un acte de barbarie inouïe, ont profané les cadavres de nos policiers, exposant leurs uniformes et leurs armes, défiant ainsi l’institution à venir récupérer les corps. Un défi que M. Fils-Aimé, avec tous les équipements et les moyens à sa disposition, aurait pu relever sans difficulté. Pourtant, une attente cynique, quasi calculée, semble être la règle, dans l’attente de l’avènement de son “compère” Laurent à la tête du CPT.

Ne soyons pas dupes. Le peuple haïtien observe, la nation entière vous regarde, Monsieur Fils-Aimé. L’exaspération est à son comble. L’impératif de mettre fin à l’insécurité est sur toutes les lèvres. Mais cette inaction, cette non-assistance à personne en danger, alors que vous disposez de toutes les ressources nécessaires, ne sera jamais oubliée.

Comment justifier que Kenscoff soit tombée, que Carrefour-Feuilles, Mirebalais, Lachapelle aient été occupés, que des attaques récentes aient eu lieu sur Marchand, et enfin, que nos policiers aient péri à Liancourt, sans que les moyens dont vous disposez ne soient déployés ? Le souvenir de cette indifférence, de ce cynisme révoltant, restera gravé dans la mémoire collective.

Le temps de la reddition de comptes approche. La patience du peuple a ses limites. Il est urgent d’agir, non pas pour un agenda politique masqué, mais pour la survie même de la nation. L’honneur de nos morts et la sécurité de nos vivants en dépendent.

DSB/Monopole

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