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Brésil : Jair Bolsonaro condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État

Crédit photo: Jar Bolsonaro, ancien Président brésilien pendant son jugement

Brésil : Jair Bolsonaro condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État

Jar Bolsonaro, ancien Président brésilien pendant son jugement

L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été reconnu coupable jeudi par la Cour suprême d’avoir orchestré une tentative de coup d’État après sa défaite électorale de 2022. Âgé de 70 ans, il a été condamné à 27 ans et trois mois de prison, une décision historique qui plonge encore un peu plus le Brésil dans une crise politique profonde.

Une décision judiciaire sans précédent

Par quatre voix contre une, les juges ont estimé que l’ex-chef de l’État avait dirigé une « organisation criminelle » visant à maintenir son pouvoir par des moyens illégaux, allant jusqu’à envisager l’assassinat de son successeur Luiz Inácio Lula da Silva. Le plan aurait échoué faute de soutien de la hiérarchie militaire.

Assigné à résidence et déclaré inéligible jusqu’en 2030, Bolsonaro n’a pas assisté aux audiences, son entourage invoquant des problèmes de santé. Son fils Flavio, sénateur, a dénoncé une « persécution politique » et promis de mobiliser le camp conservateur autour d’un projet d’amnistie

La condamnation a déclenché des réactions contrastées dans un Brésil déjà fortement polarisé. Dans certains quartiers de Brasilia, des citoyens ont applaudi la décision, la qualifiant de « victoire de la démocratie ». Ailleurs, des partisans de l’ex-président se sont rassemblés devant son domicile, estimant qu’il « finira par mourir en prison » en raison d’un procès jugé « injuste ».

 

L’affaire prend aussi une dimension internationale. Le président américain Donald Trump, allié de longue date de Bolsonaro, a exercé de fortes pressions pour tenter d’influer sur le verdict. Après l’annonce de la condamnation, son secrétaire d’État Marco Rubio a dénoncé une décision « inacceptable » et promis des représailles économiques. Le Brésil, de son côté, affirme qu’il ne cédera pas aux « menaces ».

Déjà, Washington a imposé une surtaxe de 50 % sur une large part des exportations brésiliennes, ouvrant une période de tensions inédites entre les deux plus grandes puissances de l’hémisphère.

La rédaction/ Monopole

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