À l’occasion du 249e anniversaire de l’Indépendance des États-Unis d’Amérique, une réception diplomatique a été organisée à Port-au-Prince par le nouveau chargé d’affaires américain en Haïti, Henry Wooster. Parmi les invités de marque figuraient le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, dont la présence a suscité des interrogations dans les milieux politiques et protocolaires haïtiens.
Une présence protocolairement justifiée
La participation du Président du CPT à cet événement soulève des questions sur le respect des normes protocolaires, étant donné le statut transitoire de l’institution qu’il dirige. Cependant, des sources proches du gouvernement de transition affirment que sa présence était légitime, dans la mesure où il représente l’autorité étatique en place et que les relations diplomatiques entre Haïti et les États-Unis doivent être maintenues, quel que soit le contexte politique.
D’autres observateurs estiment que cette présence symbolise la continuité des relations bilatérales, malgré la crise que traverse Haïti. Les États-Unis, en tant que partenaire historique, jouent un rôle clé dans les discussions sur la stabilisation et le soutien international au pays.
Le chargé d’affaires américain, Henry Wooster, a réaffirmé l’engagement des États-Unis aux côtés d’Haïti. « Les États-Unis restent déterminés à trouver des solutions au défi actuel d’Haïti : l’intention des gangs de renverser l’État. En effet, l’impératif politique des États-Unis pour Haïti est la stabilité. La perspective de voir cet État souverain devenir un espace non gouverné – ou plus particulièrement gouverné par l’anarchie, la criminalité et le terrorisme – est contraire aux intérêts des États-Unis » a souligné le nouveau Chargé d’Affaires Henry Wooster qui a fait sa première apparition publique depuis sa nomination.
Réactions mitigées dans le paysage politique haïtien
Si certains saluent la présence du Président du CPT comme un geste diplomatique nécessaire, d’autres y voient une reconnaissance implicite d’une autorité dont la légitimité est contestée par une partie de la classe politique. Des voix s’élèvent pour demander plus de clarté sur la position des partenaires internationaux vis-à-vis des institutions de transition.
En attendant, cette réception aura permis de mettre en lumière les enjeux géopolitiques et les défis auxquels Haïti fait face, alors que le pays cherche une issue à sa crise multidimensionnelle.
La participation de Fritz Alphonse Jean à la célébration du 249e anniversaire de l’Indépendance américaine illustre la complexité des relations diplomatiques en période de transition. Alors que les débats se poursuivent sur la légitimité et le rôle du CPT, cet événement rappelle que Haïti reste un acteur incontournable dans les dynamiques régionales, malgré ses défis internes.
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