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Crise Sécuritaire en Haïti : Carrefour-Feuilles, Oloffson incendié, un Policier tué, et la menace grandissante d’un embrasement du Pays

Le mythique hôtel Oloffson incendié à Port-au-Prince par les gangs "viv ansanm" vue aérienne des ruines

Crise Sécuritaire en Haïti : Carrefour-Feuilles, Oloffson incendié, un Policier tué, et la menace grandissante d’un embrasement du Pays

Le mythique hôtel Oloffson incendié à Port-au-Prince par les gangs "viv ansanm" vue aérienne des ruines

La situation sécuritaire en Haïti continue de se dégrader de façon alarmante, avec des événements récents qui soulèvent de sérieuses questions sur la capacité de l’État à protéger ses citoyens et son patrimoine. Une tentative d’opération contre les gangs qui occupent Carrefour-Feuilles, un quartier au sud de la capitale, s’est soldée par un échec cuisant, ravivant l’inquiétude et la colère de la population.

 

Selon des sources concordantes, l’opération a échoué en raison d’un rappel inattendu des véhicules blindés qui devaient appuyer les policiers à pied. Ce désengagement soudain a laissé les forces d’infanterie isolées, les obligeant à battre en retraite face aux bandits. Cet incident a permis aux groupes armés de se réorganiser et de lancer une contre-attaque, progressant depuis les rues 3 et 4 jusqu’à la zone de Pacot.

 

Dans leur avancée, les bandits ont laissé derrière eux un sillage de destruction, dont l’incendie du “gingerbread” de l’Hôtel Oloffson. Cet édifice, véritable icône de l’architecture haïtienne, a été totalement détruit, suscitant une vive émotion. La rumeur d’un incendie “télécommandé” par d’autres acteurs politiques, visant à affaiblir la présidence du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), circule avec de plus en plus d’insistance, ajoutant à la complexité de la crise.

 

La violence s’étend, Kenscoff meurt sous les balles et un blindé incendié

Parallèlement à ces événements, les villes de Lascahobas et de Desarmes sont désormais sous la menace des terroristes. Pire encore, Kenscoff se meurt sous les balles assassines des terroristes. un policier a été brutalement tué et deux autres blessés, des vies fauchées par la violence incessante des gangs. C’est également à Kenscoff qu’un blindé a été incendié, illustrant l’intensité et l’étendue de la violence qui frappe la région. L’apparente indifférence de l’État face à cette nouvelle menace et le meurtre de ses propres agents et de citoyens innocents inquiètent profondément la population, qui craint que le silence ne soit interprété comme un consentement, laissant ainsi les communautés à la merci des gangs.

 

Dans ce contexte tendu, les déclarations du chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) résonnent étrangement. Celui-ci, dont le cortège a vu sa taille augmenter de manière exponentielle ces derniers temps, avait affirmé il y a quelques mois que la sécurité était “en route” et qu’elle “allait arriver incessamment”.

 

Ironiquement, certains observateurs suggèrent que cette sécurité est déjà là, mais qu’elle serait “en pause”, dans l’attente de l’arrivée du représentant du secteur privé le 7 août prochain. Ce pari risqué pour le Premier Ministre, face à un contrat qui existerait depuis mai et l’absence d’actions concrètes au-delà de quelques drones kamikazes, pourrait lui valoir des accusations de “non-assistance à personne en danger”, surtout au vu des vies perdues et des équipements détruits.

 

Quant au CPT, son fonctionnement semble de plus en plus chaotique. Des querelles intestines, jugées puériles par de nombreux citoyens, minent son efficacité. Alors que le pays s’enfonce dans le chaos, les divisions au sein de l’instance dirigeante semblent hors de propos, contrastant avec l’urgence de la situation nationale et la mort tragique d’un policier et de civils. Haïti n’est pas un “lago delivrans”, mais un pays qui fait face à une crise existentielle et qui a désespérément besoin d’une direction claire et unie pour sortir de l’abîme.

DSB/Monopole

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