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Une fillette de 6 ans violée dans un camp de déplacés a rendu l’âme dans un hôpital à Cité Soleil

Situation dans un camp de déplacés à Port-au-Prince

Une fillette de 6 ans violée dans un camp de déplacés a rendu l’âme dans un hôpital à Cité Soleil

Situation dans un camp de déplacés à Port-au-Prince

Une mère inconsolable. Des cris retentissent au sein de l’hôpital Lafontaine de Cité Soleil. Soanite* vient de perdre sa fille de 6 ans. Elle n’était pas souffrante. Elle est morte suite après un viol d’une extrême et rare violence d’un inconnu dans un camp de déplacés dans la Capitale haïtienne, Port-au-Prince.

 

Comment cela a-t-il pu se produire ? Comment laisser une enfant de 6 ans seule dans un camp rempli de personnes ? Ce sont autant de questions sur lesquelles les occupants même de l’espace se posent. Le Sénateur Jean Renel Sénatus qui a révélé l’information n’a pas donné trop de précision sur le fait mais rassure qu’une enquête est en cours dans le camp pour trouver le coupable. L’ancien parlementaire a souligné également que les médecins ont découvert le vagin de l’enfant complètement déchiré.

 

Généralement dans les camps, les Organisations non gouvernementales ou gouvernementales qui assistent les déplacés mettent également en place des structures de protection pour les enfants et les jeunes contre d’éventuels cas d’abus, d’exploitation et de violences sexuelles. Les Parents suivent des séances de formation pour prévenir ces cas. Plusieurs rapports sur la situation de violences sexuelles enregistrées dans les camps montrent les besoins des femmes et des fillettes en matière de protection dans les camps.

 

Les chiffres publiés par l’office International pour la migration (OIM) fait mention de 1 041 229 personnes déplacées en Haïti dont plus de 500 000 enfants. De ce nombre plus de la moitié se trouve dans des camps dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Les enfants sont exposés à des violences sexuelles physiques dans ces camps quotidiennement.

 

L’UNICEF souligne que les enfants haïtiens dans les camps sont dans une situation d’extrême vulnérabilité avec les parents qui se déplacent au cours de la journée pour aller chercher le pain. Souvent, ces enfants restent seuls ou bien avec un parent proche de la famille.

 

Le viol de cette fillette de 6 ans dans un camp de la Capitale Port-au-Prince relance le débat sur la situation réelle du vécu des femmes et des filles dans ces espaces dangereux qui regroupent des gens de toutes sortes. Assister les déplacés ne se résume pas uniquement à donner du pain et de l’eau aux familles. Il est important que les enfants soient protégés. La fillette de 6 ans n’a rien pour subir un tel châtiment et qui sait, combien de jeunes, ont déjà subi ce sort sans pouvoir dire un mot.

 

La rédaction

 

Soanite * nom d’emprunt

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