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 Les États-Unis poussent l’OEA à intervenir en Haïti sur le modèle de 1965 en République Dominicaine 60 ans après

Assemblée OEA à Washington

 Les États-Unis poussent l’OEA à intervenir en Haïti sur le modèle de 1965 en République Dominicaine 60 ans après

Assemblée OEA à Washington

Le Département d’État américain est en discussions avancées avec l’Organisation des États Américains (OEA) pour orchestrer un déploiement de troupes latino-américaines en Haïti. L’Objectif sera d’écraser les gangs criminels et relancer une transition démocratique dans un pays au bord de l’effondrement.

 

Washington prépare une stratégie à la fois militaire et diplomatique. Une offensive militaire contre les groupes armés qui paralysent Haïti avec une feuille de route diplomatique pour restaurer des institutions légitimes.

 

L’administration américaine a déjà pris contact avec Albert Randim, futur secrétaire général de l’OEA, qui aurait donné son accord de principe. Pour convaincre les membres réticents de l’organisation, les États-Unis s’appuient sur un précédent historique : l’intervention de 1965 en République dominicaine il y a exatement 60 ans.

 

À l’époque, le président Lyndon B. Johnson avait envoyé 22 000 soldats pour stopper une guerre civile après le renversement du président élu Juan Bosch. Sous couvert de lutte anticommuniste, Washington avait ensuite obtenu le soutien de l’OEA, qui avait déployé une Force interaméricaine de paix.

 

Aujourd’hui, le Brésil, la Colombie, le Chili ou le Mexique pourraient opposer que cette mission relevait de la logique de la Guerre froide. Mais pour les États-Unis, ce précédent justifie une nouvelle intervention, cette fois contre les gangs haïtiens.

 

Washington mise sur l’OEA après le fiasco de la mission de l’ONU, menée par des policiers kényans sous-équipés et inefficaces face à la violence des gangs. Les États-Unis estiment que la crise haïtienne relève désormais d’une responsabilité strictement régionale – et non mondiale.

 

En attendant l’investiture de Randim, le Département d’État a déjà frappé un premier coup contre La coalition “Viv Ansanm” et le gang “Grand Grif”, principaux responsables des massacres et du chaos en Haïti. Ils ont désigné ces groupes armés d’organisations terroristes.

 

La prochaine étape sera certainement une résolution de l’OEA pour constituer une force multinationale, avec ou sans l’aval de l’ONU.  Washington ne compte pas laisser Haïti sombrer. La question est de savoir si l’Amérique latine suivra. Et le Pouvoir à Port-au-Prince devrait déjà commencer à réfléchir car les Etats-Unis cherchent une solution politique plus démocratique et plus rapprochée de la Constitution.

 

La rédaction

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