C’est une journée riche en rebondissements pour le grand banditisme haïtien, où l’on assiste à des chutes spectaculaires, des reconversions inattendues, et une police qui, enfin, semble avoir rangé sa boussole pour trouver le bon chemin.
Commençons par le cas Izo, de son vrai Johnson André autrefois connu sous le nom de “Izo 5 secondes”, mais qui, selon nos sources très bien informées, ne serait plus que “Izo 2 secondes”. Une perte de 3 secondes, c’est ce qu’on appelle une sacrée dévaluation ! Monsieur, qui se vantait d’être invulnérable grâce à ses “pwen”, semble avoir fait la désagréable découverte que les drones de la police n’ont pas lu ses manuels de magie noire.
Touché, blessé, non seulement dans sa chair (à en croire les rumeurs persistantes), mais surtout dans son amour-propre. C’est qu’il doit être difficile de maintenir son statut de caïd quand des petits objets volants télécommandés vous humilient à répétition. Bientôt, il demandera peut-être une protection contre les moustiques, de peur qu’ils ne soient eux aussi des agents de la police.
Pendant ce temps, Vitelhomme a connu une transformation encore plus radicale. Il ne lui reste, semble-t-il, que “l’homme”. Le “Vite” l’aurait purement et simplement abandonné ou peut être sauvé, lassé sans doute de suivre un terroriste aussi… lent à se faire attraper. On se demande si le “Vite” ne s’est pas plutôt rallié à la police, qui semble avoir enfin mis le turbo.
Et parlons-en, de la police ! Après des mois, voire des années, de tâtonnements, de poursuites qui se terminaient toujours en cul-de-sac, nos forces de l’ordre semblent avoir trouvé la bonne recette. L’émergence des drones, plus précis que jamais, y est sans doute pour quelque chose. C’est à se demander si, pendant tout ce temps, ils n’avaient pas simplement oublié où ils avaient rangé les piles des télécommandes.
La surprise du chef nous vient de Wilson Joseph, qui, dans un geste de pragmatisme désespéré, aurait récupéré “l’homme” (celui qui a perdu son “Vite”) in extremis. On dit que ce n’est pas par affection, mais simplement parce que “l’homme” n’avait nulle part où aller. Les alliances d’aujourd’hui, c’est vraiment quelque chose !
Enfin, un petit avertissement à tous les opportunistes et les politiciens en mal de publicité : rangez vos micros, vos discours de victoire et vos revendications. Le peuple, pour une fois, est aux aguets. Il se souvient très bien que ce sont les policiers et les riverains, au péril de leurs vies, qui ont contenu cette situation. Ne venez pas prendre le crédit d’une victoire que vous n’avez ni initiée, ni supportée, ni vécue.
À moins que vous ne puissiez nous expliquer comment vos “pwen” politiques ont aidé faire tomber les bandes criminelles qui tuent, pillent et violent la population. On attend avec impatience.
Dwetsoubouch/Monopole




















