Comme l’avait annoncé Radio Tele Monopole lors d’un précédent article à la fin du mois de Juillet, le Secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA), Albert R. Ramdin, a présenté ce 20 août 2025 une Feuille de route complète pour adresser la crise multidimensionnelle en Haïti.
Ce plan ambitieux est le fruit d’une concertation et d’une consultation élargie incluant les autorités haïtiennes, la CARICOM, les Nations-Unies, la Banque Interaméricaine de Développement (BID), l’Organisation Panaméricaine de la Santé, l’IICA et la Mission Multinationale de sécurité (MMS).
L’organisation régionale souligne que la situation haïtienne est la plus grave de l’hémisphère occidental avec la Capitale Port-au-Prince contrôlée à 90% par les gangs armés faisant 5 600 morts en 2024, plus 1,3 million de personnes déplacées dont 25% d’enfants, 4,7 millions en insécurité alimentaire aiguë, un accès à l’eau potable limité à moins de 40% de la population, sans oublier que seulement moins de 25% des établissements de santé sont fonctionnels dans les zones critiques.
Cette Feuille de route présentée par le Secrétaire général de l’OEA Albert Ramdin s’appuie sur quatre principes clés qui sont le renforcement des institutions nationales et garantie de la souveraineté. Cette feuille de route sera donc exécutée par des leaders haïtiens de concert avec la communauté internationale.
La priorité sera accordée à la sécurité comme condition préalable à tout progrès notamment à la réalisation du Référendum et des élections. L’autre point fort de cette feuille de concerne l’approche intégrée impliquant des mesures d’urgence et réformes structurelles. Tout cela dans le respect des droits humains avec un mécanisme de transparence et suivi des progrès.
Le coût des opérations autour de cette feuille de route
Cette feuille de route est évaluée à plus de 2.6 milliards de dollars sur une période de trois ans (2025-2028). Plus d’un milliard de dollars est consacré à la sécurité impliquant la reconstruction de la PNH, les réformes judiciaires et le démantèlement des réseaux criminels.
Plus 900 millions sont alloués à la réponse humanitaire, 8 millions au consensus politique pour faciliter des discussions et appuyer la réforme constitutionnelle et 104.1 millions sont attribués au processus électoral avec un soutien au CEP, à l’Office national d’identification (ONI). Plus de 250 millions de dollars sont réservés au projet de développement durable. L’OEA prévoit de sensibiliser les donateurs autour d’un financement collectif avec la coordination de tous les Etats membres de l’OEA.
Le Secrétaire général Ramdin a souligné lors de sa présentation, que le plan évoluera et s’adaptera aux circonstances indiquant que la coordination et le financement seront essentiels à la réussite. « J’appelle tous les États membres à faire leur part », a lancé M. Ramdin.
Jamais une feuille de route n’a été aussi fournie adressant simultanément la sécurité, la politique, la réponse humanitaire et le côté économiques de la crise haïtienne, avec une attention particulière au leadership local et à la transparence.
La rédaction / Monopole





















